en 1968, Citroën se réorganise et rassemble autour d'elle plus de vingt filiales. Citroën passe différents accords techniques et commerciaux avec Maserati et Total, puis financiers avec Fiat pour former la holding PARDEVI. 

Ce prototype a été conçu pour remplacer les Amis 8 et Ami Super.

 

Le projet Y donne naissance à plusieurs études :

 

  • Le prototype Y1 aurait partagé un certain nombre d'éléments en commun avec Fiat.d'un longueur de 3,20 et équipé de 2 portes.Les premières études ont employé le plancher de la Fiat 127 au départ .
  • Le prototype Y2, sera entièrement basé sur des éléments Citroën. Il est plus grand et possède 4 portes.

c'est celui ci qui sera choisi afin de passer au stade du prototype échelle 1 afin de remplacer l'Ami.

le châssis sera totalement nouveau et la motorisation reprend un bicylindre dérivé de l'Ami 8 et un 4 cylindres repris de la GS

. Le cahier des charges de la marque indique un hayon, et la voulait d’esthétique moderne et carrosserie large avec seuil de chargement abaissé entre les feux arrière, sans aucune commune mesure à ce qu’on voyait à cette époque pour cette catégorie.

Ce prototype et sa variante entreprise est bien conçu en énormément de points, et semble promu à un bel avenir. Mais la conjoncture des années 70 en décidera autrement.

Fin 1972, Michelin actionnaire principal prend peur avec la première crise pétrolière qui commence à se dessiner et ou le début est proche et commence à se poser des questions sur les finances de la marque qui investit beaucoup mais n’en a pas encore le retour de la semence.

Le gouffre financier se creuse, et en parallèle il y’a aussi le remplacement de la gamme D vieillissante également, et qui est en cours d’étude, le projet L qui lui aussi donne un grand coup de pelle supplémentaire à ce gouffre.

Le coup de grâce sera donné en 1973 avec le premier choc pétrolier et en 1974 Citroën ne pouvant plus faire face à toutes ses dépenses est déclaré en faillite. Michelin actionnaire principal de la marque envisage de céder toutes ses part à la Holding PARDEVI Fiat mais le gouvernement Français pose son véto et demande à Peugeot d’absorber Citroën en 1975.

Un an après, Peugeot acquiert donc 90% du capital de Citroën à Michelin, devenant ainsi le groupe PSA Peugeot Citroën.Le bureau d’étude de Citroën est gelé en attendant que Peugeot observe et évalue la situation catastrophique de la marque aux chevrons. 

Dans la foulée, comme ci cela ne suffisait pas, Robert OPRON quitte Citroën pour la marque au losange.

De ce fait, André ESTAQUE prend les reines des études et confie la responsabilité du style maison à Jean GIRET. Courant 1975, le projet Y est de nouveau présenté, mais cette fois à la nouvelle direction mais elle le refuse catégoriquement. Les dirigeants du Lion affirme que Citroën n’a pas les moyens de le produire mais ont surtout peur qu’il fasse trop d’ombre à la 104 sortie trois ans plus tôt et ou les ventes ne sont pas folichonne. Y2 pourrait l’achever vu l’avance qu’elle a sur elle en beaucoup de point pratique, d’espace et technique.

En revanche, ils sont conscients que Citroën doit absolument renouveler sa gamme basse, et impose la base de la 104 en soubassement.

Le projet Y était mort.